24 août 2008

FFM

Mon blogue sur le site web de l'Actualité!

Pour une durée limitée.

http://blogues.lactualite.com/ffm/

 

Faut bien se linker, comme dit Mathieu C!

22 juillet 2008

Putain!

Les affiches de comédies françaises me prennent beaucoup d'énergie.

 

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Je les trouve totalement insipides et irréfléchies.

En même temps, c'est comme une marque de commerce... pas besoin voir qui sont les acteurs pour repérer une affiche de film français.

J'haissais déjà une affiche en particulier, qui me donnait des envies meurtrières.

 

 

 

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Mais ce matin, j'ai touché le fond.

 

 

 

 

 

 

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COME OOOOOOOOOOOONNNNNNNNNNNNNNNNN !!!!!!!!!!!!! 

17 juin 2008

Guide à l’attention des nouveaux finissants

Mon oncle Jean-Jacques : Tu finis tes études! Tu vas faire QUOI, après?

Finissante désemparée : J’évalue plusieurs possibilités, il y a tellement d’ouverture, tu sais! Je vais me donner l’été pour y penser, je ne m’en fais pas pour l’avenir, je continue de donner mon 110%… puis euh… il faudra juste travailler un peu plus dans les coins…

 

La langue de bois étudiante vous aidera, chers finissants, à prétendre, et ce, dans toutes les situations de votre vie, que tout va bien, que la voie que vous avez choisi vous sied et que vous n’éprouvez aucune panique à l’idée de vous jeter tête première dans le fameux « monde du travail ».

L’utilisation de l’expression « monde du travail » est d’ailleurs assez floue et suffisamment vaste pour tenir le finissant à distance d’un sentiment d’appartenance à celui-ci. Il est d’ailleurs à noter que le « monde du travail » dont on parle ici existe indépendamment de « l’autre monde », dans lequel les prolétaires passent leurs temps libres, deux semaines par année, quatre si vous persévérez.

La langue de bois étudiante sert aussi à cacher au plus grand nombre de gens possible que vous n’avez pas nécessairement envie de vous définir par ce que vous prévoyez faire pour ramener du pain à la maison. Il faut l’admettre : ne pas avoir envie d’une carrière est le genre de choix de vie qui transformera le finissant, aux yeux de la plupart des gens, en un sinistre perdant. Ainsi, pour éviter d’être classé comme étant les éléments nuisibles d’une génération d’attardés, incapables de se brancher ou de s’investir nulle part, vous trouverez la langue de bois étudiante particulièrement attrayante, surtout lorsque vous vous trouverez confrontés aux grandes questions de la Vie.



Vieille connaissance : Tu FAIS QUOI, maintenant, dans LA Vie?

Finissante enthousiaste : Oh! Je voyage, je fais un peu de photo… je rénove mon appartement avec mon copain… je fais beaucoup de vélo…

Vieille connaissance déçue : Non, non. Je veux dire comme travail.

Finissante confuse : Ah! Ok…

 

Gardez surtout à l’esprit que lorsque vous êtes amenés à parler de ce que vous allez « faire DANS la vie », la réponse attendue doit nécessairement impliquer que vous parliez de votre carrière. Soyez donc parés à toute éventualité. Répondez que vous êtes « sur plusieurs projets à la fois », mais que « l’avenir est assurément fort prometteur et, surtout, très motivant ».

N’oubliez pas non plus que personne n’est « quelqu’un » socialement sans avoir, au préalable, « trouvé sa voie ». L’accomplissement de soi passe par la promotion. L’art d’être polyvalent n’est pas une vertu que l’on enseigne à l’école. Chacun doit avoir sa particularité, son utilité sociale bien précise. Et, plus que tout, gardez en tête que l’autodidacte est un suicidaire.

 

Entourage bienveillant : Pourquoi as-tu choisi d’étudier en journalisme?

Nouveau diplômé naïf : Euh…Je…Bin…



Attention : l’hésitation, ici, n’est pas une option. L’éducation n’aide plus à devenir un meilleur citoyen, qui peut participer à un débat de société et aider celle-ci à avancer. Il est fini le temps de l’utopie. On étudie pour travailler, parce que c’est l’ordre logique des choses.

De plus, votre hésitation pourrait créer une onde de choc. Imaginez un vétéran du « monde du travail », bien intégré, qui amasse consciencieusement le nécessaire pour une retraite confortable. Puis, vient un « petit nouveau » qui, lui, voudrait se définir par autre chose que son emploi, qui n’a pas de plan défini, qui se verrait bien, malgré un baccalauréat, posséder une ferme, voyager toute sa vie, improviser. Imaginez la catastrophe! Une remise en question globale, l’anarchie dans les étapes de vie de chaque élément humain qui compose le « monde du travail », l’équivalent d’une troisième Guerre mondiale! C’est donc ici que l’on teste votre compréhension de la langue de bois étudiante. Répondez du tac au tac.

 

Nouveau diplômé averti : C’est un domaine qui me passionne, qui me permettra d’avoir une certaine sécurité tout en me donnant la chance de défendre l’intérêt des citoyens, que demander de plus?

 

Une fois la langue de bois bien intégrée à toutes les situations d’interaction sociale qui l’impliquent, le finissant trouvera facile d’abuser du déni et arrivera à se convaincre que la situation est tout ce qu’il y a de plus normal.

Vous êtes donc presque prêts, chers finissants, à entamer une carrière enrichissante.

Can't believe it

Ma dernière visite ici remonte au début de l'an 2007.

À cette époque, Sylvain Cossette n'avait pas laissé sa femme pour Andrée Waters, Heath ledger était encore en vie et les Pringles ne venaient encore qu'en saveurs classiques. 

Pourtant, les statistiques détaillées de ce blogue m'indiquent qu'il accueille pas moins de 50 visites par mois, à mon insu (oubli)!

Je ne sais pas si c'est l'irrésistible envie que j'ai d'écrire sans lead, ou encore si ce sont les attaques récurrentes de mon subconscient m'indiquant qu'une partie de moi est perdue dans le cyberespace qui m'ont fait revenir ici, mais j'ai le goût de continuer d'écrire (et de repousser d'encore quelques minutes le moment ou je devrai prendre ma vie en main).

Tiens, j'ai envie de poster ma dernière chronique pour Gerbier, qui explique bien mon état d'esprit cette semaine...

04 janvier 2007

Sous l'oeil hagard de l'Hexagramme 14

Eye j'ai vu un gars l'autre jour, y'a une semaine, y m'a dit "la vie c'est court, mais c'est long des p'tits bouttes" pis ça m'a fait réfléchir.  Certains diront, non sans une certaine mauvaise foi, que j'ai plagié cette situation de ma vie.  J'écoute trop de musique, comme y disent tout le temps, comme la fois où je vous ai avoué, à livre ouvert, que quand je sors avec mes chums de filles, ça coûte pas cher quand on sort en ville.  En tout cas, je m'éloigne du sujet initial. 

 

C'est l'heure des bilans.  2006 aura été une année.  2007 en sera une toute aussi annuelle que les précédentes pour moi car j'ai pris comme résolution de ne pas m'éloigner du principe de base selon lequel l'année à venir sera inéluctablement pour moi une année remplie de jours et de semaines tout aussi temporels que ceux que j'ai toujours voulu vivre.  J'aime ça de même, moi.  Pourquoi changer ce qui va bien.  Ce qui me fait penser aussi à la fois où je marchais, marchais, marchais, seule dans la nuit sur les chemins pavés de chagrin que je connais par coeur.  Quelle nuit à Saint-Henri!

 

2007 est l'année du Sanglier dans l'horocope chinois...  le Journal de Montréal a décidé d'appeler ça le Sanglier à la place du Cochon, ça fait que j'ai cherché mon signe tant bien que mal pendant 20 secondes d'angoisse non-stop dans les deux pages entières consacrées à l'horoscope chinois, pour réaliser que c'était mon année puisque, Cochon VS Sanglier, ça pue et ça fait le même bruit, comme un cheval et un lama.  Pour les gens qui me lisent et qui sont nés en 1983, en 1911 ou en 2007, sachez que L’Hexagramme 14 (le Grand Avoir) fait que nous avons besoin d’être sûrs de ce que nous énonçons.

 

Ce sera mon crédo pour l'année à venir.  Quiconque tentera de me faire énoncer quelque chose de faux par menace ou torture goûtera à la médecine de mon Sanglier Ming-Chô.  Ou de mon succulent biscuit de la Fortune, toute allusion sexuelle exclue ici, soit dit en passant.

 

Sur ce, je vous laisse sur mon dernier jet poétique:

 

Pourquoi t'es dans la lune

Pourquoi t'as salé ton café

Pour qui tu te parfumes

Pour qui tu oublies de rentrer

 

Carotte de Saint-Exupéry

19 juin 2006

Brossard, quand tu nous tiens

Hier, j'ai vécu l'expérience Brossard. Pas l'expérience comme on se doute, avec un petit "e" et tout plein de petites lettres après, non. L'Expérience, Das Experiment, de celles qu'on lit d'un trait avec quelques frissons dans le dos.

M'en revenant de ma petite campagne, pleine de soleil, neuve et chlorée, mais tout de même angoissée par le coup de tête que j'ai eu de me booker un billet dernière minute pour le Mexique dans une semaine, j'arrive à Brossard, à la gare de Panama. Déjà, il devrait y avoir un léger ton exotique dans le paysage, compte tenu du nom, mais, mis à part le fait que je soit la seule Québécoise dans la place et que le court pour tirer des balles de golf dans un net soit surplombé de quatre jonctions d'autoroute qui me rappelent vaguement l'Afrique du Sud, c'est un leurre. À ce moment par contre, avec en arrière-pensée mon prochain petit voyage, je me rend compte que je me sens, dans cette gare de la rive-sud, exactement comme quand je suis dans un autre pays, fébrile de prendre l'autobus parce que je sais pas comment ça marche, que je prépare une phrase d'urgence en anglais pour avoir l'air fluente, faut tu que je donne l'argent juste, fallais-tu que j'aille acheter un billet en quelque part, et puis je cherche, toujours en restant en apparence hyper cool et habituée au trajet 45.

Et puis y'a ce maudit couple archi "on-s'en-va-en-ville-aux-Francos-voir-le-show-de-clôture

-de-Éric-Lapointe-sans-oublier-chacun-notre-sac-de-taille" qui arrête pas de se demander "where is the bus? must be this one... no". Et puis il arrive... LE bus qui, loin de me ramener au Québec, exhibe un cul long de même. Est-ce un train? Est-ce un monstre? Non! C'est un autobus-accordéon! J'ai jamais essayé ça! Je suis toute excitée, j'échappe par terre mon 3,25$ bien calculé pour pas, oh! malheur, devoir faire attendre tout le monde derrière moi parce qu'il me manque 10 cents et aller le chercher dans mon porte-monnaie, qui est au fond de mon super sac pas fonctionnel "parce que c'est lette, une sacoche". Bling-bling il fait, mon change qui tombe dans le compteur. Wow, c'était facile. Le chauffeur me regarde. "Madame, y'a pas de billet qui ressort, vous pouvez circuler". Ah, merde. Bon, je choisis d'aller juste à côté de l'accordéon, pour voir comment ça marche ces bus-là. J'ai l'impression d'être dans l'OVNI de la Ronde, y'a comme un cercle qui bouge au centre pour que les gens puissent circuler quand le bus se plie, et ça ressemble déjà à un manège. Yeah, on part!

Dès le premier tournant, je me dis qu'ils auraient pu mettre une pancarte du genre " ne fixez pas trop longtemps des yeux la structure en accordéon quand l'autobus est en marche, ça donne mal au coeur". Je m'émerveille, entre deux étourdissements, de l'ingéniérie derrière tout ça, comment faire en sorte que tous les accordéons y aillent tout doucement pour pas que la personne au milieu de tout ça se ramasse le ..ouch, ok, c'est pas si le fun, une fois sur le pont, ça brasse en criss. Je me sens pas bien, j'ai hâte d'être chez nous, j'aime pas tout à fait les autobus sur le pont, on voit pas les parapets. Je me concentre fort, puis comme j'arrive à m'imaginer qu'on vole, on pogne une bosse. Je suis déçue.

Y'a ce Mexicain qui me regarde tout le temps, qu'est-ce qu'il me veut, donc? Je lui fait un regard "c'est certainement pas toi qui va achever ma vie dans un caniveau", puis je me rend compte qu'il a dans la main un livre intitulé "Réfléchissez et devenez riches", alors je me dit qu'un gars avec autant d'ambition et de volonté de succès ne voudra sûrement pas gâcher tout ça et finir en prison pour le plaisir de me tuer. Mais ensuite je me dit que c'est pas toujours réfléchi, les passes de folie. Puis ensuite je me dis que si Caro Murphy survit chaque jour depuis 21 ans dans cette jungle de banlieues défusionnées, je suis capable. Juste à ce moment, le Mexicain fait un sourire et je me rend compte qu'il le fait à un enfant à côté de moi. Bon, j'avais tout ce temps-là pensé que cet homme avait du bon, mais je voulais pas le dire avant, pour pas gâcher le punch.

Je retrouve mon émerveillement pré-angoisse, puis je regarde le majestueux fleuve Saint-Laurent qui, au coucher du soleil, quand il fait chaud, est très beau. Y'a des ti-canards, des ti-ti-canards, y'a des bateaux, des oiseaux, des bandes de terres. J'ai l'impression de regarder une maquette, alors j'essaie très fort de faire abstraction de tout autour et de m'imaginer la main de quelqu'un qui va prendre une auto sur le pont à côté, et ça marche. Petit instant de bonheur. Je regarde dehors, et je me dis que c'est dommage parce que le bus passe juste à côté de chez moi, puis tourne pour m'amener 4 stations de métro plus loin. Crotte.

Arrivés à Bonaventure, on entre dans un sous-terrain et je me sens exactement comme en arrivant à un aéroport la nuit. Puis je me lève en me disant que ces bus-là, c'est excitant, mais c'est tape-cul plus qu'autre chose. Puis, y'a un gars qui se retourne et me dit "watch out la p'tite marche", et je me dis que je suis vraiment à Montréal. Puis je sors et je me dis que je ne verrai plus jamais Brossard, ni Caro Murphy, de la même façon. Avec les yeux du coeur.

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